Par Sedryk
le
jeudi 17 janvier 2008
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Par Souéloum Diagho
Il y a les grands, l'Amérique et la Russie, et les petits qu'on n'épelle jamais.
Il y a les pays où l'eau coule, et les autres qui rêvent de leur côté, il y a ceux qui parlent et font leur publicité et ceux qui cherchent à s'en sortir.
Il y a l'Indien et le targui, le pygmée et l'enfant atteint de choléra.
Il y a la paix et la colère qui bout sans interruption comme une marmite avec son ragoût de misère, et son contenu ce sont les tripes des malheureux, ces gens abandonnés par ceux-là même qui se disent grands.
Il y a ce petit pays entouré d'un paysage désertique, son simple aveu est qu'un oil coule d'un rocher, une source d'eau vive pour apaiser la soif qui perdure depuis des lunes, il ne fait pas concurrence à ces grands pays dont l'orgueil est satanique.
Les grands sont de plus en plus grands, et les petits deviennent encore plus petits, il faut un troisième pour répartir la chance du milieu, comme l'O.N.U, mais avec plus de liberté, et une grande justice de la Haye qui prendrait en compte les dires de ces opprimés qui se comptent par milliers. L’auteur Souéloum Diagho est originaire de Tessalit (Nord du Mali).
Du même auteur Ne plus vivre dans l'oubli Corriger la fiche
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