Par Sedryk
le
Tuesday 19 October 2010
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Par Faris.
Hé Touareg Hé Homme Frère de ce monde qui crie de fureur Tu as accepté le pacte de la Civilisation Le pacte invisible du pouvoir et de la soumission Le pacte de la pénombre De l'orage poli auquel échappe une foudre De la tempête de la normalité Le pacte de la danse aux pas comptés et figés Le pacte de l'histoire, qui pèse sur ton cou comme un fardeau Le pacte de l'insomnie du travail Le pacte de la vanité de l'homme de profit Le pacte de la bave rouge qui coule de la bouche de ceux qui on bu la résignation Le pacte de l'ego confondu avec la fierté qui devient de la boue ou les phacochères s'allongent
Tu as accepté le pacte, hé toi le pacte de l'infini aveuglé par les francs les dollars les affaires sales de la vente et de la re-vente Le pacte de l'éternel enfant qui se refuse de jouer si pas avec ses règles Le pacte du calcul D'une raison de fer Qui veut se secouer de toutes parentés Et garder sa rouille Le pacte militaire du sacrifice, de l'abnégation et de la perte de soi. Ce pacte qui était bien écrit Tu l’as accepté
Accepte-le donc jusque au fond Accepte-le jusque au bout Jusqu'à ce qu'aucune de tes cellules ne puisse se lever et s'écrier avec une autre opinion Accepte-le jusque au fond de ton puits La ou tu puises l'eau pour arroser ton esprit assoiffé
Ou bien Renverse cette table pourrie et rongée par les vers à laquelle tu mange depuis trop de siècles Debout ! Trouve le chef le Roi de ces misérables pour lui couper la tête pour lui couper les mains et les pieds et les servir sur un plateau d'or à offrir a ceux qui ont enterré les jours Crache le mauvais goût de la commodité Vomis les excréments de cette peur du risque avec laquelle on t'a empaillé Garde seulement de la poudre à feu dans ton nez pour pouvoir exprimer tes mémoires a quelqu'un un jour
Debout ! Et part, marche assez de jours Marche pour des années Si tu veux Ne crains rien Ouvre finalement tes yeux sur tes artères Ton sang ne se soucie pas du feu Il ne vaut pas la peine de rester bouche bée Si longtemps On est des hommes On n’est pas vide On est plein de merveilles Plus merveilleuses que quelque pyramide d'Egypte Et quelque tour Eiffel déprimée
Amène-nous Vie Amène-nous oiseau argenté Amène-nous a la rencontre de notre mémoire Nous savons remonter les nerfs des étoiles Jusqu'à arriver A sentir leur douleur Amène-nous Vie Si on doit écouter les perroquets à la mode Nous avons déjà soufflé sur les braises Nous savons comment éviter Les canons crache-merde La vulgarité armée des médias Et de leurs pelotons de moustiques fous Qui vont en toutes directions Pour injecter la maladie Qu'ils ont péchée sur une poule Dans un pays lointain
Protège-toi Derrière le grand pilon De l'absence de pensées Là où les vents et les génies ne peuvent pas te rejoindre Tes ennemis ne te trouveront pas Et d'un seul coup de sabre Tu couperas leurs routes Et leurs chemins de fers Oh Vie, amène-nous Amène-nous dans les cieux sur les ailes de tes faucons Dans les plaines sur le dos de tes lynx Et sous terre dans les ventres de tes lombrics Pour qu'on puisse tresser les racines d’Ashek Et en faire une corde pour étrangler cette époque-prostituée
Hé Touareg Souviens-toi Hé homme ! Souviens-toi Khay amajagh C'est toi qui monte la garde Dans ton crane.
L’auteur Faris Amine Bottazzi est musicien et poète. Métisse italien-touareg, il possède la double culture occidentale et saharienne.
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