Biographie Elève à Arlit , Mohamed avait déjà l’amour de la guitare. Il connaissait bien sûr les morceaux de son oncle, Abdallah Oumbadougou. Selon ses propres mots, il ne cherche pas à jouer la musique des autres mais, dès le début, à jouer sa propre musique. Il abandonne les études en 2004 et commence à essayer de vivre de sa musique. Au Niger, il joue surtout avec les jeunes de sa génération, dont Hama (de Takrist n'Akal, Hamawassa), qui partira en Europe. Il est également très proche de Japonais du Niger, décédé depuis.
Mais c’est avec Kaocen Mohammed, son meilleur ami, à la guitare rythmique, qu’il compose et écrit les chansons, puis s’ajoute Brahim Ehmoud, à la percussion. Ishumar, ils passent leurs journées à jouer de la musique et les soirées avec leurs ainées, à apprendre et essayer leurs compos. Mohamed gagne sa vie en jouant dans les mariages, notamment avec Bambino. En janvier 2010, il joue avec le groupe Atri n’ Assouf, comme chœur, puis guitare rythmique, lors de dates en Algérie (notamment à l’occasion de la 2nde Rencontre internationale d’Imzad à Tamanrasset).
Fin 2011, toujours au festival de l’imzad, il se produit pour la première fois avec son propre groupe, constitué de Mohammed Bilalan à la guitare rythmique, Alrhassan Gadjal à la guitare rythmique solo, Ibrahim El Hadji aux percussions, devant plus de 3 000 personnes. Ses morceaux parlent de la vie quotidienne à Agadez, entre le manque d’argent, le temps qui passe lentement, la patience, la tradition qui disparait peu à peu, le sens de la rébellion touarègue, l’attitude des leaders touaregs, et bien sûr d’amour ! Ses chansons sont écrites en tamashek mais également en français, notamment pour se faire comprendre des agadéziens qui ne sont pas tous Touaregs ou qui parlent de moins en moins tamasheq au profit du Hausa et du Français (langue enseignée à l’école).