Par Sedryk
le
Friday 07 January 2011
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Par Chaoula Egour - 2011
Qu'on me dise tout mon frère je ne peux croire Aux contes des fées et aux chimères qui dorment dans nos tiroirs J'irai même assommer le diable et prendre en otage leuk-le lièvre Pour savoir ce que disent les ancêtres sur cette fièvre Qui frappe encore et ensanglante nos brousses Qu'on me dise que le sang a longtemps coulé Qu'on me dise que nous avons vu l'éruption des montagnes Que nous avons connu la colère des dieux et la bonté de Dieu Qu'on me dise que l'Egypte et la science autrefois nôtres Nous échappent sans pertinence ni vengeance Qu'on me dise que le scribe avec l'hiéroglyphe s'éclipse Et nous laisse sans lettres ni signe Et que d'un côté l'Afrique ressemble à l'hydre Dans ses sempiternelles querelles et inutiles violences Et que nous ne puissions par la force de nos ancêtres Déplacer les montagnes avaler les eaux Ramener la science à l'Egypte et l'Egypte aux noirs Et des pyramides de pierres faire des pyramides d'espoir.
Du même auteur Les abus de droits sur les touaregs au Niger : Pourquoi personne n'en parle ? Mémoire de mouche
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